Lundi 21 mai 2007
Les années se suivent et ne se ressemblent pas.
L'an passé mai était sec et ensoleillé à l'image d'un vrai printemps.
Cette année après un mois de mars "estival", les masses d'air ont basculé et installé un régimes de dépressions orageuses qui remontent d'Espagne.
Le résultat c'est "L'enfer vert": pluie, douceur, ensoleillements successifs; la végétation n'en finit pas de pousser. la vigne étend ses "lianes" qui retombent. Il faut tondre, ébourgeonner, épamprer, relever.

Nathalie a quitté définitivement son emploi de bureau parisien le 1er avril (ce n'est pas un poisson). Elle consacre désormais tout son temps au vignoble.
Le contraste est total!

Avec le printemps voici le temps des premières mises; tout d'abord le rosé.
Avec mai arrivent les résultats des concours.

Le Montravel blanc 2005 "Les Régates" conforte son succès au Guide Hachette des Vins avec une palenquée de médailles d'argent: Bordeaux, Vignerons Indépendants, International Wine Challenger, Decanter magazine.

Pour les rouges l'élevage est long.
Toutefois "Honneur à Jeanne" 2005 obtient 2 médailles d'argent dans deux concours nationaux réputés: Bordeaux et Macon.

Il faut patience et persévérence. Tantôt le vin exprime tous ses arômes, tantôt il se referme. Continuellement à son écoute il faut le faire évoluer patiemment jusqu'au moment de le mettre en bouteille
par Alain Péronnet publié dans : moulin-garreau
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Mardi 3 avril 2007
Tout d'abord réservé aux grands crus du bordelais le phénomène des primeurs s'étend aux appellations satellites d'Aquitaine.
Ce lundi 2 avril, les professionnels du monde du vin ont pu se rendre à la Halle Des Chartrons, au coeur de Bordeaux, afin de découvrir le millésime 2006.
En compagnie de nos collègues et amis de "Château Moulin Caresse", nous avons défendu les couleurs de Montravel et la typicité de notre terroir.



C'est aussi une belle occasion de découverte de domaines peu connus et de vins étonnants.
Pendant toute la semaine des dégustations sont organisées dans différents lieux de Bordeaux, mais aussi dans les "Châteaux" les plus prestigieux.





Les plus fins dégustateurs parcourent les tables où sont disposés les précieux flacons.
Les oenologues, les sommeliers, les courtiers, un carnet de notes à la main, hument et goutent inlassablement et avec application chacun des vins proposés.
C'est plus qu'un concours, c'est une classification méthodique.



L'ambiance est bon-enfant, mais le verdict n'en est pas moins direct et sans ambiguité.

Que conclure sur ce millésime 2006:

Cela ne fut pas facile, car après une belle et longue période ensoleillée, le temps s'est dégradé à la fin d'août. Au début de septembre une courte période de canicule inhabituelle a fragilisé les grains.
A l'époque des vendanges il est tombé des trombes d'eau et il a fallu rentrer la récolte à la hâte.
Le travail effectué à la vigne était fondamental.
C'est indéniablement un millésime qui récompense le beau travail.





La pause déjeuner de la fine équipe Bergerac et Montravel

A droite trois redoutables oenologues, en partant du fond: Jean-Marc Dournel, Patricia Delayre-Guéry, François Fevre.

A gauche les "Châteaux": Vincent Vesselle ( Château La Rayre), Sylvie Deffarge (Château Moulin Caresse), Patrick Barde (Château Le Raz), Pascal Cuisset (Château Les Eyssards).

et Nathalie (Château Moulin Garreau)

par Alain Péronnet publié dans : moulin-garreau
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Dimanche 11 février 2007
La 14 ème édition de la Sélection Mondiale des Vins Canada 2007  vient de s'achever.
Le mail vient de tomber: nous avons obtenu un sceau de qualité international (quality seal) pour les deux vins que nous avons présentés :

- MONTRAVEL blanc "Les Régates"  2005
- BERGERAC rouge "Ballon Rouge"  2005

Lorsqu'on parcourt la liste des lauréats, on réalise bien la mondialisation, voire l'industrialisation de l'activité vinicole.

La France tient toujours le haut du pavé avec 36 médailles d'or,
suivie par: Chili 19, Portugal 19, Australie 18, Italie 16, Afrique Du Sud 14, Espagne 14, Canada 8, Argentine 5.
De nombreux autres pays ont participé de façon moins représentative: Hongrie, Suisse, Algérie, Allemagne, Grèce, Uruguay, Mexique, USA, Nouvelle-Zélande...

On remarque une prédilection du jury canadien pour les vins de glace (icewine) puisque deux canadiens et un tchèque obtiennent le "Grand or".

Un seul vin français obtient le "Grand Or" (Vignerons Uni-Médoc), contre trois australiens, deux Afrique Du Sud, et un espagnol.
Les grandes exploitations occupent le haut du pavé, de même que les coopératives qui ont su s'adapter au gout du marché: Pernod-Ricard New-Zéland, Pernod-Ricard Australie, Estates, Bodegas et Wineries du nouveau monde...

La mondialisation du vin fait son chemin: L'activité est rationalisée et "marketingnisée".

Cela me fait penser à mes précédentes activités dans l'industrie pharmaceutique.

Le choc législatif est imminent pour le vignoble français: organiser la traçabilité; c'est à dire que chaque parcelle de vigne devient un numéro de lot de production que l'on suit de la culture à la bouteille, au consommateur.

Dans ce contexte de globalisation, cette évolution est inévitable et nécessaire.
Encore aurait-il fallu la prévoire et la programmer sur une période raisonnable.

par Alain Péronnet publié dans : moulin-garreau
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Dimanche 4 février 2007
On nous le répète assez: Il faut se bouger le cul pour vendre son vin !

Alors nous avons bâti un plan de campagne pour 2007.
Les marchés reprennent des couleurs à l'exportation et le CIVRB (Comité Interprofessionnel des vins de la Région de Bergerac) nous encourage à porter le bon vin hors nos frontières.

Au programme d'ici l'été: Les Pays-Bas, La Belgique, l'Angleterre et peut être le Canada.

Le 30 janvier nous étions à AMSTERDAM pour présenter nos vins à la presse viticole, aux importateurs et autres distributeurs et grossistes hollandais.

Nous étions 140 participants réunis dans la grande salle de bal du somptueux Hotel OKURA.

A 13h00 tout était fin prêt: Les bouteilles débouchées, vérifiées; le crachoir au garde-à-vous, les documentations en éventail.
Tout l'après-midi les dégustations se sont enchaînées jusqu'à 19h00: six heures pour convaincre!


Amsterdam est une ville étonnante. Il y a tant de vélos que l'on s'imaginerait à Pékin (il y a dix ans - car aujourd'hui Pékin a évolué).
A propos d'évolution, on se rend compte que dans notre vieille Europe celà bouge au ralenti.

Nous avons fait un tour dans la vieille ville et cherché un petit resto. Il y en a beaucoup. A part les innombrables "Coffee shops" , nous avons trouvé des Steak-Houses, des hispaniques (tapas), et des Italiens.
Nous avons opté pour un steak argentin et accompagné le repas du vin ad-hoc: un malbec de Mendoza.
Les vins du nouveau monde représentent une part importante des vins importés aux Pays-Bas.
Nous avons trouvé le vin bien: une concentration honnête, un fruité agréable, un boisé présent mais sans excès: un vin d'une bonne technicité.
Toutefois à 29 euros la bouteille on ne parlera pas du rapport qualité-prix.

Ce que l'on constate aujourd'hui: Les vins français sont parmi les moins chers du marché (sauf les grands crus classés qui se rangent plutôt dans le marché du luxe). Qu'ils soient argentins, australiens, neo-zélandais, ces vins qui nous ont pris des parts de marché ne se vendent pas moins cher.

Alors pourquoi nos ventes ont-elles baissé à l'étranger?
Par curiosité je suis allé voir sur le site de l'exploitation de Mendoza: Bodega Trivento.
L'ensemble de la winerie couvre près de 1500 hectares (La moitié de notre appellation, qui compte dans les 350 domaines et châteaux), et produit aux moyens d'une viticulture industrialisée 10 millions de litres de vin, soit près de 13 millions de bouteilles.
Tout y est très rationnel du grain de raisin au marketing.

La mondialisation du vin "trop peu pour moi".
Je préfère soigner mes 13 hectares et produire chaque année sans desherbants, pesticides ou fertilisants un Vin d'expression, d'artisan, un vin "collector", un vin de convivialité et de diversité.

Non, les A.O.C. ne sont pas mortes.
La monotonie, l'uniformité des vins de cépage, aura son temps.

Le métier de vigneron va évoluer très vite dans les prochaines années.
En plus de faire un produit de qualité il va falloir apprendre à le promouvoir.





par Alain Péronnet publié dans : moulin-garreau
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Mardi 26 décembre 2006
C'est un vrai Noël blanc.
A - 4 degrés, le givre a recouvert toutes les branches des arbres et les sarments des vignes.C'est la morte saison, mais la longue période de taille a commençé au début de décembre et se poursuivra jusqu'à la fin février.Pendant ce temps la lente évolution du vin se poursuit dans le chai.
Les fermentations malolactiques sont enclenchées.Un nouveau cycle va commencer.
Un nouveau millésime se prépare: toute une aventure ; pour un "vigneron de terroir" chaque récolte est différente, chaque vin est porteur d'une vérité naturelle, d'une découverte perpétuelle.

MEILLEURS VOEUX 2007
par Alain Péronnet publié dans : moulin-garreau
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