Mardi 1 août 2006
De quels critères objectifs disposons nous pour juger un vin?
Le vin est-il un art?
Nous faisons appel à nos sens:
- la vision pour définir la robe
- l'odorat par les fosses nasales
- le goût en bouche
et même l'ouie pour un vin pétillant (tout le succès du champagne) et le toucher sur les lèvres et l'avant bouche.
LA VISION:
Nous voyons grâce à un rayonnement qui après reflection sur les objets vient frapper notre rétine. Le cerveau interprète ce rayonnement en couleurs qui dépendent de la longueur d'onde du rayonnement.
Nous ne sommes capables de voir qu'une petite partie du rayonnement de l'univers: le domaine du "visible" qui va du rouge au violet.
On nous a donc doté de la capacité de "voir" des couleurs qui n'ont d'existence que dans notre cerveau.
Nous les humains nous voyons tous à peu près la même chose.
En fait sur des études approfondies, on remarque que nous ne distinguons pas tous les mêmes couleurs avec les mêmes intensités (nous ne sommes pas génétiquement semblables).
Il y a autant de façons de voir qu'il y a d'espèces animales.
On est bien incapable de savoir quelle vision possèdent les insectes avec leurs yeux à facettes et l'interprétation par leur minuscule cerveau (on peut seulement penser qu'ils ont une vision "grand-angle".)
Quant-a la chauve souris, elle "voit" par ultra-sons , sans yeux, avec une rapidité et une précision qui nous déconcerte.
Revenons à notre merveilleux sens de la vision, si primaire, qu'il suffit de trois couleurs pour reproduire tout le spectre coloré (photo couleur, écran télé...)
Mais le sens de la vision remplit son rôle: il est ludique
Comme tout les sens on le développe avec un apprentissage.
Toute la différence entre un véritable amateur de peinture et un simple curieux est là: l'apprentissage crée une véritable base de donnée oû l'on saisit toute la subtilité d'une harmonie de couleurs et de formes.
Il faut prendre le temps de verser le vin, de le faire tournoyer dans la coupe, d'oberver ses nuances de couleur et son éclat, et les larmes alcooliques qui ruissellent sur les parois: c'est déjà du plaisir!
Ensuite, après cette oxygénation, nous humons délicatement.
L'ODORAT:
Encore un sens assez grossier chez l'espèce humaine comparé aux exceptionnelles capacités de certains papillons mâles de la famille des saturnidés, de détecter une femelle vierge à des kilomètres uniquement par l'intermédiaire d'une petite molécule de phéromone envoyée dans l'atmosphère.
En matière d'oenologie notre cerveau doit se créer une base de données et s'entrainer aux "reconnaissances".
Le vin est d'une richesse inimaginable en "essences" de tous genres.
On trouve du poivron dans le cabernet, du buis dans le sauvignon,
des griottes, de la violette dans le merlot.
C'est tout un jeu. C'est tout un art. C'est du plaisir, Monsieur!
Ensuite seulement, nous portons la coupe aux lèvres.
Nous allons GOUTER le vin:
Si l'on en croit les biologistes notre organe du goût est assez rudimentaire et les sensations primaires sont assez peu nombreuses (sucré, salé, acide, astringeant...)
Cet organe participe bien à sa fonction première: se nourrir.
Le goût perd une grande partie de ses capacités lorsque nous sommes rassasiés.
Il faut longuement faire passer le breuvage de la langue à l'arrière bouche et le faire tourner afin d'en discerner les différentes sensations sur les papilles. L'olfaction participe également par communication.
A ce stade un choix: soit cracher le vin dans un récipient à disposition, soit le boire (récompense à la dégustation).
Déguster le vin est un art qui s'apprend et se travaille.
La mondialisation est la chance de découvrir d'autres terroirs et de redécouvrir nos terroirs, nos A.O.C. peu connues oû quelques viticulteurs passionnés mettent tout en oeuvre pour exprimer l'art du vin.
Porter un jugement sur un vin, comme sur un tableau, demande beaucoup d'apprentissage et de modestie.
Au cours de la dégustation de vins j'entends trop souvant les mêmes choses qu'aux visites des galeries de peinture:
"J'aime pas" "c'est costaud" "c'est jeune" "c'est vieux"
Je n'aime que, le Bourgogne, l'Alsace, le Muscadet, Le rosé de Provence.
ou encore à une personne à qui l'on fait déguster un grand-cru et qui fait la grimace face à la structure bien affirmée: "vous n'auriez-pas plutôt un Bordeaux, vous savez-quoi, un Bordeaux!"
C'est que le vin est un art. Comme une chanson, un vin peut évoquer de bons moments, de jolis souvenirs.
Le vin fait partie de notre vie, de notre culture.
Il faut faire cesser cette politique de diabolisation. Le vin est d'abord un aliment. Il a sa place dans un repas comme tout autre aliment, en quantité raisonnable.
Le vin est incontournable dans notre gastronomie nationale.
Défendons la dégustation et l'art du vin!
Le vin est-il un art?
Nous faisons appel à nos sens:
- la vision pour définir la robe
- l'odorat par les fosses nasales
- le goût en bouche
et même l'ouie pour un vin pétillant (tout le succès du champagne) et le toucher sur les lèvres et l'avant bouche.
LA VISION:
Nous voyons grâce à un rayonnement qui après reflection sur les objets vient frapper notre rétine. Le cerveau interprète ce rayonnement en couleurs qui dépendent de la longueur d'onde du rayonnement.
Nous ne sommes capables de voir qu'une petite partie du rayonnement de l'univers: le domaine du "visible" qui va du rouge au violet.
On nous a donc doté de la capacité de "voir" des couleurs qui n'ont d'existence que dans notre cerveau.
Nous les humains nous voyons tous à peu près la même chose.
En fait sur des études approfondies, on remarque que nous ne distinguons pas tous les mêmes couleurs avec les mêmes intensités (nous ne sommes pas génétiquement semblables).
Il y a autant de façons de voir qu'il y a d'espèces animales.
On est bien incapable de savoir quelle vision possèdent les insectes avec leurs yeux à facettes et l'interprétation par leur minuscule cerveau (on peut seulement penser qu'ils ont une vision "grand-angle".)
Quant-a la chauve souris, elle "voit" par ultra-sons , sans yeux, avec une rapidité et une précision qui nous déconcerte.
Revenons à notre merveilleux sens de la vision, si primaire, qu'il suffit de trois couleurs pour reproduire tout le spectre coloré (photo couleur, écran télé...)
Mais le sens de la vision remplit son rôle: il est ludique
Comme tout les sens on le développe avec un apprentissage.
Toute la différence entre un véritable amateur de peinture et un simple curieux est là: l'apprentissage crée une véritable base de donnée oû l'on saisit toute la subtilité d'une harmonie de couleurs et de formes.
Il faut prendre le temps de verser le vin, de le faire tournoyer dans la coupe, d'oberver ses nuances de couleur et son éclat, et les larmes alcooliques qui ruissellent sur les parois: c'est déjà du plaisir!
Ensuite, après cette oxygénation, nous humons délicatement.
L'ODORAT:
Encore un sens assez grossier chez l'espèce humaine comparé aux exceptionnelles capacités de certains papillons mâles de la famille des saturnidés, de détecter une femelle vierge à des kilomètres uniquement par l'intermédiaire d'une petite molécule de phéromone envoyée dans l'atmosphère.
En matière d'oenologie notre cerveau doit se créer une base de données et s'entrainer aux "reconnaissances".
Le vin est d'une richesse inimaginable en "essences" de tous genres.
On trouve du poivron dans le cabernet, du buis dans le sauvignon,
des griottes, de la violette dans le merlot.
C'est tout un jeu. C'est tout un art. C'est du plaisir, Monsieur!
Ensuite seulement, nous portons la coupe aux lèvres.
Nous allons GOUTER le vin:
Si l'on en croit les biologistes notre organe du goût est assez rudimentaire et les sensations primaires sont assez peu nombreuses (sucré, salé, acide, astringeant...)
Cet organe participe bien à sa fonction première: se nourrir.
Le goût perd une grande partie de ses capacités lorsque nous sommes rassasiés.
Il faut longuement faire passer le breuvage de la langue à l'arrière bouche et le faire tourner afin d'en discerner les différentes sensations sur les papilles. L'olfaction participe également par communication.
A ce stade un choix: soit cracher le vin dans un récipient à disposition, soit le boire (récompense à la dégustation).
Déguster le vin est un art qui s'apprend et se travaille.
La mondialisation est la chance de découvrir d'autres terroirs et de redécouvrir nos terroirs, nos A.O.C. peu connues oû quelques viticulteurs passionnés mettent tout en oeuvre pour exprimer l'art du vin.
Porter un jugement sur un vin, comme sur un tableau, demande beaucoup d'apprentissage et de modestie.
Au cours de la dégustation de vins j'entends trop souvant les mêmes choses qu'aux visites des galeries de peinture:
"J'aime pas" "c'est costaud" "c'est jeune" "c'est vieux"
Je n'aime que, le Bourgogne, l'Alsace, le Muscadet, Le rosé de Provence.
ou encore à une personne à qui l'on fait déguster un grand-cru et qui fait la grimace face à la structure bien affirmée: "vous n'auriez-pas plutôt un Bordeaux, vous savez-quoi, un Bordeaux!"
C'est que le vin est un art. Comme une chanson, un vin peut évoquer de bons moments, de jolis souvenirs.
Le vin fait partie de notre vie, de notre culture.
Il faut faire cesser cette politique de diabolisation. Le vin est d'abord un aliment. Il a sa place dans un repas comme tout autre aliment, en quantité raisonnable.
Le vin est incontournable dans notre gastronomie nationale.
Défendons la dégustation et l'art du vin!

On commence aussi a voir "l'aoûtement des bois". Les sarments qui portent les grappes durcissent et brunissent.
Depuis deux semaines nous avons débuté les "Vendanges en vert".


