Vendredi 6 novembre 2009
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19:28
Voici notre 5ème vendange achevée depuis la reprise du domaine CHATEAU MOULIN-GARREAU.
Dès la première année nous avons raisonné l'usage des traitements. Nous avons abandonné les épandages préventifs systèmatiques pour n'intervenir que par necessité. Pour cela l'observation est primordiale; des pièges a insectes sont disposés pour des comptages tout au long de la saison.
Puis nous avons supprimé les insecticides, les désherbants, les produits de synthèse anti-mildiou.
Nous nous sommes décaré "culture bio" a notre organisme de contrôle ECOCERT. Aujourd'hui nous sommes en seconde année de conversion.
Qu est-ce que l'agriculture bio? Il faut chasser les idées reçues; cela n'est pas la non culture bien au contraire.
Il faut tenir ses vignes de la même manière, mais sans les produits habituels.
Cela signifie beaucoup de travail a la main et mécanique aussi, - des jounées de tracteur.
Il faut donc y consacrer beaucoup plus de temps pour des rendements moindres (pas d engrais chimiques) .
Pourquoi tout cela?
D'abord pour l'environnement. L'agriculteur n'est-il pas le metteur en oeuvre et le conservateur de nos beaux paysages campagnards.
Nous redonnons au terroir l'expression de ses valeurs en réintroduisant la flore et la faune, et ses équilibres précieux;.
ce n est pas en masacrant le sol que l'on peut obtenir des fruits épanouis.
On oublie souvent que le vin, c est d'abord le raisin. Si le raisin est de qualité le travail des vinifications se fait naturellement a la condition d'être vigilant sur l'évolution des fermentations. Ensuite, nous faisons avec notre oénologue les choix pour la conduite de l'élevage des vins. Etre viticulteur aujourd'hui cela requiert beaucoup de compétences y compris dans les méandres administratifs (faire du vin c'est beaucoup plus contraignant que de délivrer des stupéfiants dans une officine - j étais pharmacien dans une autre vie).
L'environnement, le développement durable c'est bien. Il faut penser aussi a tous les employés qui travaillent dans les vignes et qui sont directement au contact de ces produits de synthèse dont on constate malheureusement les effets toxiques a long terme.
Et il y a finalement le consommateur qui est en droit de demander des comptes sur la façon dont on le traite.
Alors, qu'utilisons nous pour lutter contre les maladie cryptogamiques?
Cette bonne bouillie bordelaise à faible dose (mais au printemps il faut être vigilant et passer avant chaque nouvelle pluie car l'action est préventive et non curative.
Et il y a le soufre contre l'oidium, déjà utilisé par les romains.
Il y a aussi des adjuvants naturels comme les décoctions de plantes et les oligo-éléments comme le fer, le bore, le manganèse.
L'agriculture bio, c est une vigilance de tous les instants; le droit a l'erreur est très réduit.
La récompense est là; elle est dans l'air du temps: boire moins, mais boire mieux; découvrir de nouvelles saveurs de terroirs méconnus.
Alors, bonne dégustation (avec modération)
Dès la première année nous avons raisonné l'usage des traitements. Nous avons abandonné les épandages préventifs systèmatiques pour n'intervenir que par necessité. Pour cela l'observation est primordiale; des pièges a insectes sont disposés pour des comptages tout au long de la saison.
Puis nous avons supprimé les insecticides, les désherbants, les produits de synthèse anti-mildiou.
Nous nous sommes décaré "culture bio" a notre organisme de contrôle ECOCERT. Aujourd'hui nous sommes en seconde année de conversion.
Qu est-ce que l'agriculture bio? Il faut chasser les idées reçues; cela n'est pas la non culture bien au contraire.
Il faut tenir ses vignes de la même manière, mais sans les produits habituels.
Cela signifie beaucoup de travail a la main et mécanique aussi, - des jounées de tracteur.
Il faut donc y consacrer beaucoup plus de temps pour des rendements moindres (pas d engrais chimiques) .
Pourquoi tout cela?
D'abord pour l'environnement. L'agriculteur n'est-il pas le metteur en oeuvre et le conservateur de nos beaux paysages campagnards.
Nous redonnons au terroir l'expression de ses valeurs en réintroduisant la flore et la faune, et ses équilibres précieux;.
ce n est pas en masacrant le sol que l'on peut obtenir des fruits épanouis.
On oublie souvent que le vin, c est d'abord le raisin. Si le raisin est de qualité le travail des vinifications se fait naturellement a la condition d'être vigilant sur l'évolution des fermentations. Ensuite, nous faisons avec notre oénologue les choix pour la conduite de l'élevage des vins. Etre viticulteur aujourd'hui cela requiert beaucoup de compétences y compris dans les méandres administratifs (faire du vin c'est beaucoup plus contraignant que de délivrer des stupéfiants dans une officine - j étais pharmacien dans une autre vie).
L'environnement, le développement durable c'est bien. Il faut penser aussi a tous les employés qui travaillent dans les vignes et qui sont directement au contact de ces produits de synthèse dont on constate malheureusement les effets toxiques a long terme.
Et il y a finalement le consommateur qui est en droit de demander des comptes sur la façon dont on le traite.
Alors, qu'utilisons nous pour lutter contre les maladie cryptogamiques?
Cette bonne bouillie bordelaise à faible dose (mais au printemps il faut être vigilant et passer avant chaque nouvelle pluie car l'action est préventive et non curative.
Et il y a le soufre contre l'oidium, déjà utilisé par les romains.
Il y a aussi des adjuvants naturels comme les décoctions de plantes et les oligo-éléments comme le fer, le bore, le manganèse.
L'agriculture bio, c est une vigilance de tous les instants; le droit a l'erreur est très réduit.
La récompense est là; elle est dans l'air du temps: boire moins, mais boire mieux; découvrir de nouvelles saveurs de terroirs méconnus.
Alors, bonne dégustation (avec modération)
Par Alain Péronnet
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Publié dans : moulin-garreau
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Il faut disposer d'un grand nombre de caissettes
pour assurer les rotations entre la vigne et le chai.
C'est l'occasion de tester les produits auprès des visiteurs asiatiques.
La maison France était bien représentée; la SOPEXA avait réservé un grand espace mis a
disposition sous forme de petits modules aux opérateurs français désireux de se faire connaitre sur les marchés asiatiques.
Le salon est terminé. Chacun a participé au démontage de stand.